Trois conseils pour choisir le bon braquet selon le terrain

Sur la Véloroute des Bleuets, il y a plusieurs types de terrains. Un choix de braquet adéquat tout au long de votre randonnée vous aidera à économiser de l’énergie et à aller plus vite. Vous éviterez ainsi les douleurs musculaires. Voici 3 conseils de base pour être efficace dans vos sorties.

Regardez loin devant

Pour bien anticiper le choix du braquet, regardez loin devant vous pour voir ce qui se retrouve sur votre parcours. Que ce soit un virage, une descente, une montée ou du plat, il faut constamment modifier le braquet pour avoir la cadence optimale.

Par exemple, avant un virage, vous allez devoir ralentir et il est important d’enlever une ou deux dents sur le pignon arrière. Vous allez ainsi reprendre rapidement votre rythme à la sortie de la courbe avec un braquet souple et non avec un braquet trop musculaire.

Lorsque vous êtes dans une descente, il y a une prise de vitesse considérable et il faut habituellement être sur le gros plateau. Ensuite, il est important d’ajouter quelques dents sur le pignon arrière. Attention! Ajustez rapidement votre braquet à votre retour sur le plat ou dans une portion ascendante.

Braquet dans les montées

Pour avoir une efficacité optimale dans les montées, vous devez maintenir une cadence entre 75 et 85 RPM (Révolutions par minute). Il est possible de consulter votre cadence sur un appareil télémétrique de base.

Si vous pédalez en bas de 75 RPM lors des montées sur votre parcours, vous allez générer une dépense énergétique musculaire trop grande. Cela peut occasionner une fatigue prématurée, causer des crampes musculaires et pourrait vous nuire tout au long de l’entraînement.

Si vous utilisez un braquet plus haut que 85 RPM lors des montées, vous allez faire monter votre rythme cardiaque inutilement. Vous risquez donc de « surutiliser » votre système cardiovasculaire. Il est important d’éviter cette demande trop grande, car le cœur peinera à fournir suffisamment d’oxygène aux muscles.

Braquet sur le plat

Sur le plat, maintenez une cadence entre 90 et 100 RPM pour mouliner tout en souplesse. S’il y a un vent de face, enlevez une dent pour garder la bonne cadence. Si c’est un vent de dos, remettez une ou deux dents pour avoir suffisamment de résistance. Attention! Ce n’est pas parce que vous poussez un gros braquet que vous roulez plus vite. La souplesse vous aidera à maximiser votre plein potentiel.

Lors de la transition du plat vers la montée, il y a naturellement une perte de vitesse. Pour ne pas dérailler votre chaîne, mettez-vous sur le petit plateau avant d’entamer la montée. Évitez cependant de descendre trop vite sur le petit plateau. Vous ne voulez pas exploser vos jambes et surexploiter votre système cardiovasculaire avant de commencer à grimper. Ajoutez une ou deux dents sur le pignon arrière avant de glisser sur le petit plateau.

Pour la transition de la montée vers le plat, n’insérez pas le gros plateau trop rapidement. Ajoutez d’abord une dent sur le pignon arrière pour reprendre votre rythme. Lorsque vous avez la bonne cadence, c’est le temps de retourner sur le gros plateau.

Bonne randonnée!